jeudi 1 mars 2012

Le Canada déterminé à diversifier le commerce avec ses partenaires mondiaux

Le Canada déterminé à diversifier le commerce avec ses partenaires mondiaux


Le ministre fédéral du Commerce international, Ed Fast, et ses homologues provinciaux et territoriaux se sont entendus sur la nécessité de diversifier le commerce avec les partenaires mondiaux, en mettant l'accent sur les marchés européens et sur ceux à forte croissance tels que la Chine et l'Inde.
Dans une déclaration conjointe après leur réunion annuelle, mardi à Ottawa, pour discuter du programme commercial international du Canada, ils ont convenu qu'"une approche collaborative mettant à contribution le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires permettrait d'accroître au maximum les avantages pour les entreprises souhaitant accentuer leur présence et réussir à l'étranger".
"Il n'y a dans le monde aucune économie intégrée plus vaste que l'Union européenne, qui compte plus de 500 millions de consommateurs et dont le PIB dépasse 17 billions de dollars. Par conséquent, il n'existe actuellement aucune priorité plus grande pour le Canada que la négociation de l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne", selon la déclaration conjointe rendue publique par le département du Commerce international.
"En ce moment même, le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires travaillent ensemble sur ce qui sera notre plus importante initiative commerciale internationale depuis la conclusion de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA)", ajoute-t-on.
"En cette période d'incertitude économique, nous devons créer des emplois et favoriser la prospérité en nous tournant vers nos partenaires commerciaux mondiaux, y compris l'Europe", poursuit le document.
Selon le gouvernement canadien, les avantages d'un accord de libre-échange avec l'UE seraient considérables, entraînant une injection annuelle de 12 milliards de dollars dans l'économie canadienne et augmentant les échanges avec l'UE de 20 pc.
"Nous sommes déterminés à atteindre par ces négociations un résultat ambitieux et équilibré, et il nous tarde de profiter des retombées qui en résulteront", affirment les ministres canadiens dans la déclaration conjointe.
L'UE est le deuxième partenaire commercial du Canada après les Etats-Unis.
En 2010, les exportations canadiennes de marchandises et de services à destination de l'UE se sont élevées à 49,1 milliards de dollars et les importations en provenance de l'UE ont atteint 55,2 milliards de dollars.
Selon l'Agence fédérale de la Statistique, l'UE est également la deuxième source d'investissements étrangers directs (IED) au Canada, avec un volume de 148,7 milliards de dollars enregistré à la fin de 2010. Cette même année, les investissements directs canadiens en UE se sont chiffrés à 145,7 milliards de dollars, et l'UE a accueilli 23,6 pc des investissements directs canadiens à l'étranger.
Lors du Sommet du 6 mai 2009 à Prague, le Canada et l'UE avaient annoncé le lancement de pourparlers en vue d'un accord économique et commercial global (AECG). Depuis cette date, ils ont tenu neuf séries de négociations.
"Tant le Canada que l'UE sont déterminés à maintenir l'élan des négociations menées jusqu'à ce jour pour les conclure en 2012", selon les autorités canadiennes.